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Auteur : Philippe Sombreval

En cette saison de destockage… Nous restockons !

Grand retirage !

En pleine saison des soldes, nous avons décidé de lancer un retirage de trois de nos titres phares. Forts de leur succès, « Le Miroir de Borgoth » et « Les Aventures du Capitaine Jack Blaireau » en sont à présent à leur second retirage. Pour « Araluna », afin de fêter l’écoulement du stock de 300 exemplaires et du fait de son passage en « tome 1 » il s’est vu accorder une petite révision. Mise en page plus aérée ajout d’illustrations que l’on ne retrouve pas dans le premier tirage. A noter aussi qu’avec la sortie prochaine du tome 2, les fans devront dès à présent dire « La geste du chevalier noir ». Vous pourrez retrouver ces trois livres sur le stand du Monde des Etoiles à la quatrième édition du salon « Le Dormantastique » qui se déroulera au château de Dormans (champagne-Ardennes) les 21 et 22 juillet !

 

Excellentes vacances à toutes et à tous !!!

Nous sommes le premier juillet… l’année scolaire est à présent terminée, mais nous ne  resterons pas inactifs pour autant ! Vous pourrez nous retrouver les 7 et 8 juillet au château de Monceau sur Sambre pour le festival médiéval fantastique de Monceau Mais aussi les 21 et 22 juillet au château de Dormans pour la 4ème édition du festival « Le Dormantastique » dont nous sommes des habitués.

Notre planning du mois de juillet.

La première vie de Tiphène

La première vie de Tiphène

Devant elle, son époux était allongé dans le lit conjugal. Ce petit seigneur des terres champenoises avait contracté une mauvaise fièvre après une partie de chasse qui avait mal tourné. Ce qui était d’abord une blessure bénigne se transforma en lente agonie.
Tiphène observa longuement cet homme qu’elle avait appris à aimer. Cet homme qu’on lui avait présenté alors qu’elle n’avait que 17 ans. Elle se rappelait de ce jour où alors qu’elle dansait et chantait dans les prairies du domaine familial, son père l’avait faite mander. Surprise elle s’était empressée de répondre à sa convocation au point qu’elle en avait oublié d’ôter la couronne de fleurs qu’elle avait dans les cheveux. Elle ne comprit tout de suite quand son père lui présenta cet homme qui portait les premier signes de l’âge qu’elle avait devant elle son futur époux. Le mariage ne se fit pas attendre selon les voeux de son père. Et la jeune femme dût se familiariser à son nouveau domaine. Les premiers temps ne furent guère facile d’autant que le fils unique de son époux lui vouait une hostilité sans pareille. Mais la tendresse et la bienveillance du seigneur surent ouvrirent les portes du coeur de Tiphène et lui firent vivre un bonheur de plusieurs années. Et ce bonheur allait prendre fin.

-Ma… Ma mie… murmura-t-il difficilement.

Tiphène se pencha aussitôt et prit la main du mourant dans les siennes.

 

-Je suis là, avec vous..
-Ma mie… je sais que ma vie touche à son terme…
-Taisez-vous mon ami, reposez-vous pour guérir.

Il lui caressa tendrement la joue, elle ferma les yeux d’aise, savourant ce moment.

-Je sais qu’Hubert ne vous porte pas dans son coeur…
-Ne vous inquiétez pas pour votre fils, je suis convaincue qu’il prendra très bien votre suite.
-Toujours aussi indulgente… pourtant, je connais mon fils, et je sais ce qu’il fera de ce pouvoir….
-N’y pensez plus, mon ami. Concentrez-vous sur votre guérison, répondit-elle dans un sanglot.

Il toussa puis reprit la main de Tiphène.

-J’ai fait réunir votre douaire… et je me suis permis de contacter votre cousin à Guirsch…
-Mon ami, cela n’était point nécessaire, vous….
-Ma mie, soyez réaliste ! Je le sais… je le sens… Mon heure est venue… Mais rassurez-vous, je n’ai ni peur ni peine. J’ai eu une vie heureuse grâce à vous…
-Je…
-Ne pleurez point, ma douce… Je sais qu’un jour votre coeur s’ouvrira à un autre homme… je vous souhaite ce bonheur… S’il y a un dernier souhait que je puisse faire c’est que vous retrouviez un homme juste et bon qui vous permettra de poursuivre une vie heureuse.
Mon ami, c’est impossible, je ne saurai aimer nul autre que vous… interjeta-t-elle en pleurs
Et… pourtant, vous y arriverez…

Il rendit son dernier souffle deux jours plus tard. Vinrent ensuite les funérailles où Tiphène fit preuve de la plus grande des dignités malgré son chagrin. Elle s’enferma ensuite dans ses appartements durant de longues semaines au grand désarroi de toute la mesnie et de son nouveau seigneur qui malgré son hostilité envers la jeune veuve ressentait une certaine compassion à son égard.
Puis, un jour, quand les premiers rayons printaniers du soleil poussèrent la nature à s’éveiller, Tiphène sortit enfin de sa triste retraite. Hubert proposa à la jeune veuve de rester encore un peu avec eux, mais celle-ci refusa poliment tout en expliquant que son temps en ces terres était fini qu’elle allait devoir vivre une autre vie ailleurs… à Guirsch, dans un premier temps…

 

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Aethylia, fée de la fête

Aethylia, fée de la fête

« Mais qu’est-ce que je fais là ? »
Telle était la question résonnant inlassablement dans la tête de Marc au son des borborygmes de la musique contemporaine censée donner l’ambiance. Contrairement à ses habitudes, il avait décidé de fêter la Saint Sylvestre dans une soirée dansante précédée d’un banquet. Les autres années, il passait l’an neuf au sein de sa famille, mais l’année écoulée ayant été éprouvante, Marc avait décidé de chasser sa solitude et de faire des rencontres. Cependant, il y avait un hic, Marc était timide et comme il ne connaissait personne, il n’avait entamé que peu de discussion avec ses voisins de table durant le repas. Il se tenait à présent dans un coin, un verre à la main, se demandant, s’il ne tirerait pas sa révérence avant les 12 coups de minuit quand soudain, il la vit. Une femme d’une beauté sans égale, Ses long cheveux bruns légèrement ondulés descendaient en cascade dans son dos. Ses yeux marrons affichaient une forte personnalité. Marc était subjugué par cette magnifique apparition, il était incapable de détourner les yeux. Elle était seule et semblait perdue dans ses rêveries. Soudain leurs regards se croisèrent, il faillit rompre le contact pris par sa timidité.
« Allez, ose…. elle te regarde, va lui parler… Ne laisse pas passer ta chance ! »
Avec de grands efforts, il s’approcha, elle ne cessait de le fixer. Arrivé à sa hauteur, il se racla la gorge et se présenta.

– Ravie, je m’appelle Nadège… répondit-elle avec un grand sourire.

Marc se détendit un peu et entama une longue discussion à laquelle Nadège semblait prendre plaisir. Au fil de leurs échanges, Marc s’enhardit et tenta de mettre son côté rêveur en avant.

-Saviez-vous qu’il existe une fée des fêtes ?
-Non, répondit-elle avec ce même sourire chaleureux.
-En fait, il existe une fée particulière : elle est la garante de la bonne ambiance d’une fête… ajouta-t-il.
-Ah bon ?
-Oui, Cette fée a pour nom Aethylia, on dit que quand elle se pose sur votre verre, vous passez une excellente soirée.
-Et à quoi voit-on qu’elle a pu se poser sur votre verre ? demanda Nadège, captivée.
-Eh bien, si vous retrouvez des paillettes dans le fond de votre verre c’est qu’elle s’est assise dessus et que ses ailes ont libéré de la poussière féerique.

Elle rit. Il se sentait bien, leurs échanges étaient agréables.
« Je passe une bonne soirée… »
Marc allait embrayer sur un autre sujet de conversation, mais il fut interrompu par le discjockey qui entama le décompte. Nadège lui adressa un sourire et l’embrassa doucement au moment où tout le monde hurlait « Bonne année ». Il fut d’abord surpris, puis répondit au baiser de la jeune femme.

-Minuit est arrivé, je dois m’en aller… murmura-t-elle…
-Cet agréable moment était bien trop court…
-Rien ne nous empêche de nous revoir… répondit Nadège en lui tendant une carte de visite.
-Je n’ai pas de carte de visite à vous donner… balbutia Marc.
-Raison plus pour que vous appeliez le premier… répliqua-t-elle avec une pointe de malice dans le regard.

Elle l’embrassa une nouvelle fois puis s’en alla non sans lui faire un affectueux geste de la main.
Marc la regarda partir en silence. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse, il eut les yeux braqués sur Nadège. Il soupira, puis jeta un oeil sur la carte qu’elle lui avait donné. Tout à sa contemplation, un détail attira son regard. Au fond de son verre, il pouvait voir distinctement des paillettes…

 

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